Le journalisme de données, ou data journalism, comme il est plus souvent appelé, a du mal à se développer dans l'hexagone. Si vous ne savez pas ce qu'est le data journalism, je vous invite à consulter la fiche wikipedia, ainsi que cet article. Ainsi donc, le site Owni, qui se définit comme un média social, thinktank à ciel ouvert auquel participent des journalistes, des blogueurs, des entrepreneurs, des étudiants et des chercheurs lance une carte de France participative des lycées, en pleine période des états généraux de la sécurité à l'école.
Owni part d'un principe simple : aucun recensement des lycées vidéosurveillés n'existe. Chaque lycéen (ou autre) est donc convié à remplir la carte et à participer au projet. Quand on sait que le prix pour l'installation de 16 caméras, comme ce qui a été fait au lycée Dorian à Paris, est de 80000 euros (source) soit 5000 euros l'unité, on se dit que vraiment, cet argent pourrait être utilisé à bon escient. Sécurité ? Vraiment ? Voici le témoignage trouvé sur Libération.fr de Gabriel, lycéen à Thiais en île de France, où un de ses camarades a été agressé en février :
«On a des caméras devant l'entrée du lycée: elles n'ont servi à rien, les agresseurs sont passés par derrière ! Et même s'il y avait eu des caméras à l'intérieur du gymnase, les agresseurs étaient cagoulés... On n'aurait même pas pu les identifier»
Les Jeunes Socialistes de l'Aube dénoncent, la démagogie des états généraux de la sécurité à l'école. Une société déshumanisée, c'est ce qu'ils veulent ? Bientôt ils vont nous dire que ces caméras c'est pour faire des é-co-no-mies. Bien-sûr, il est préférable de faire ces dernières sur les générations futures, plutôt que d'abroger le bouclier fiscal... Du personnel d'enseignement et d'éducation à la place des caméras, c'est pour quand ?

Par Camille Jung, secrétaire général des Jeunes Socialistes de l'Aube.